Saviez-vous que 49% des Françaises rencontrent régulièrement des difficultés à atteindre l'orgasme ?
Cette réalité, souvent tue par pudeur, honte ou méconnaissance, touche près d'une femme sur deux et représente l'une des problématiques intimes les plus fréquentes (avec 25% des Françaises n'ayant pas eu d'orgasme lors de leur dernier rapport, proportion record en Europe).
Pourtant, malgré l'existence de solutions thérapeutiques efficaces, les femmes attendent en moyenne six ans avant de consulter un professionnel.
Chez Âme Fauve, espace spécialisé en plaisirologie et psychologie de l'intime situé à Paris 8ème, nous accompagnons quotidiennement des femmes confrontées à cette situation, leur permettant de retrouver une vie intime épanouie.
L'objectif est de dédramatiser cette consultation et de vous guider vers les bonnes démarches thérapeutiques.
L'anorgasmie ne se résume pas à une simple difficulté passagère. Certains symptômes spécifiques indiquent qu'une prise en charge professionnelle devient nécessaire.
Lorsque l'absence d'orgasme persiste depuis plus de six mois malgré une excitation subjective élevée, il est temps d'envisager un rendez-vous. Cette durée n'est pas arbitraire : elle permet de distinguer une difficulté temporaire d'un trouble installé nécessitant un accompagnement spécialisé.
Les troubles survenant lors de presque toutes les activités sexuelles constituent également un signal d'alerte important. Si vous constatez une diminution significative de l'intensité de vos orgasmes ou leur disparition complète, indépendamment du contexte ou du partenaire, une thérapie autour de votre vie intime peut vous aider à comprendre et résoudre ces blocages (sachant que 52% des femmes déclarent avoir souvent ou parfois des difficultés à atteindre l'orgasme avec un partenaire). Il est essentiel de noter que 7% des femmes n'ont jamais connu d'orgasme de leur vie, ce qui représente l'anorgasmie primaire, distincte de l'anorgasmie secondaire où la capacité orgasmique existait auparavant.
Les traumatismes physiques ou psychiques constituent des déclencheurs fréquents d'anorgasmie. Les suites d'agressions, de viols, de deuils ou de dépressions peuvent profondément affecter la capacité orgasmique. Dans ces situations, la sexothérapie offre un espace sécurisant pour traiter ces blessures et retrouver une sexualité épanouie. Une patiente ayant vécu des violences dans son enfance pourrait, par exemple, développer une dissociation corporelle l'empêchant d'accéder au plaisir sexuel.
Les douleurs lors des rapports sexuels représentent un autre contexte justifiant une consultation rapide. Le vaginisme, la dyspareunie ou la sécheresse vaginale liée à la ménopause (ou non) créent souvent un cercle vicieux où la peur de la douleur inhibe tout plaisir et rend l'orgasme impossible. La mésentente de couple, avec ses conflits relationnels et son absence d'imaginaire érotique partagé, peut également bloquer l'accès à l'orgasme.
Le manque de confiance en soi impacte directement la vie sexuelle. Une femme constamment préoccupée par son apparence physique ou ses performances sexuelles ne peut se laisser aller suffisamment pour atteindre l'orgasme. Cette anxiété de performance crée une tension incompatible avec le lâcher-prise nécessaire à l'expérience orgasmique.
Face à l'anorgasmie, plusieurs professionnels peuvent vous accompagner, chacun avec ses spécificités.
Le médecin sexologue est un médecin généraliste ou spécialiste ayant suivi une formation complémentaire en sexologie (DU ou DIU). Il peut réaliser un examen physique, écarter les causes organiques (qui représentent 10% des cas, contre 40% pour le manque d'information et d'éducation sexuelle, et 50% pour les causes psychologiques) et prescrire des traitements médicamenteux si nécessaire.
Le sexothérapeute, souvent psychologue de formation, se concentre sur les aspects émotionnels et psychologiques des troubles sexuels. Sans possibilité de prescription médicale, il utilise des approches thérapeutiques variées. Le psychologue spécialisé en sexologie prend en charge les dimensions relationnelles et émotionnelles, particulièrement pertinent lorsque l'anorgasmie s'accompagne d'anxiété ou de dépression.
La plaisirologue, une approche innovante, remettant le corps et les sens au coeur de ll'accompagnement - tout en prenant en compte la dimension relationnelle et émotionnelle.
La première séance constitue un moment clé dans le processus thérapeutique. Elle se divise généralement en deux phases : la découverte approfondie de votre fonctionnement quotidien et la recherche de solutions adaptées.
Le thérapeute explore le contexte de survenue du trouble, les événements déclenchants éventuels, la qualité de votre sommeil, les problématiques anxieuses sous-jacentes et d'éventuelles addictions. Cette exploration globale permet de comprendre l'anorgasmie dans votre histoire personnelle (en distinguant notamment l'anorgasmie primaire nécessitant un apprentissage complet, de l'anorgasmie secondaire souvent liée à de nouveaux troubles psychologiques ou modifications anatomiques).
L'analyse du déroulement de vos rapports sexuels fait partie intégrante du processus. Le thérapeute évalue la forme de stimulation utilisée, le savoir-faire de votre partenaire et sa capacité à éveiller votre sensualité. Contrairement aux idées reçues, aucun déshabillage n'est requis pendant les séances, et aucun examen physique n'est pratiqué sauf si le sexologue est également médecin et que vous êtes consentante à un examen.
Le travail thérapeutique vise à vous reconnecter à votre corps et à l'éveil de vos sens. Différentes approches peuvent être utilisées :
La qualification du praticien constitue un critère essentiel pour une thérapie réussie. Vérifiez systématiquement les formations universitaires : DU (Diplôme Universitaire), DIU (Diplôme Inter-Universitaire) ou certifications reconnues (sachant que le titre de sexologue n'est pas reconnu par l'État ni réglementé, rendant cette vérification indispensable). Les professionnels référencés auprès du Syndicat National des Médecins Sexologues (SNMS) ou du Syndicat National des Sexologues Cliniciens (SNSC) offrent des garanties de sérieux et de compétence.
Méfiez-vous des praticiens ayant suivi uniquement des formations courtes en ligne sans base médicale ou psychologique solide.
Privilégiez un professionnel de santé (médecin, infirmier, psychologue) ou un travailleur social (éducateur, assistant social) ayant complété sa formation initiale par une spécialisation en sexothérapie. Pour les cas impliquant des violences passées, une thérapie de type analytique ou psychologique approfondie sera plus appropriée.
Les résultats de la sexothérapie pour l'anorgasmie sont particulièrement encourageants. Le traitement affiche une efficacité de 95% selon les données cliniques disponibles. Les premiers signes d'amélioration se manifestent généralement après 8 à 12 séances pour les thérapies brèves. La durée moyenne du traitement varie de 6 à 12 séances selon la complexité du trouble et son ancienneté.
Pour optimiser les résultats, commencez par des séances hebdomadaires afin d'instaurer un rythme de travail thérapeutique efficace. Les consultations pourront ensuite s'espacer progressivement (bimensuelles puis mensuelles) en fonction de vos progrès. Les séances courtes et fréquentes se révèlent plus efficaces que des séances longues mais irrégulières. Il est intéressant de noter que 75% des personnes en thérapie hebdomadaire ressentent un bien-être accru après seulement trois mois de suivi.
Exemple concret : Marie, 35 ans, souffrait d'anorgasmie secondaire depuis un accouchement difficile deux ans plus tôt. Après un examen gynécologique confirmant l'absence de séquelles physiques, elle a entamé une thérapie sexofonctionnelle. En 10 séances hebdomadaires, combinant exercices de rééducation du plancher pelvien avec un kinésithérapeute spécialisé et travail psychologique sur la réappropriation de son corps post-maternité, elle a progressivement retrouvé sa capacité orgasmique. Les séances incluaient des exercices de respiration, de la méditation guidée et un travail sur les fantasmes avec son partenaire.
Chez Âme Fauve, espace spécialisé en plaisirologie et accompagnement psychologique de l'intime à Paris 8ème, nous comprenons l'importance d'une approche personnalisée et bienveillante face à l'anorgasmie. Sarah Zerbib, psychologue clinicienne et psychothérapeute avec plus de 15 ans d'expérience, a développé une approche unique combinant psychologie et sexologie, intégrant des outils thérapeutiques variés avec des exercices corporels et sensoriels. Notre espace accompagne les femmes dans leur quête d'épanouissement sexuel, les aidant à se reconnecter à leur désir et à explorer leur érotisme sans tabou ni jugement.
Si vous êtes dans la région parisienne et souhaitez retrouver une vie intime épanouie, n'hésitez pas à nous contacter pour une consultation en présentiel ou en ligne (consultations vidéo disponibles pour les personnes éloignées géographiquement ou ne pouvant se déplacer).
À noter : Si vous présentez des problèmes physiques au niveau du périnée pouvant impacter votre capacité orgasmique, une rééducation du plancher pelvien chez un kinésithérapeute spécialisé peut être envisagée en complément de la sexothérapie. Cette approche combinée permet de traiter à la fois les aspects physiques et psychologiques de l'anorgasmie.